31/08/2005

Tolkien L'oeuvre d'un magicien.

Un « iceberg » imaginaire

 

Etrange démarche que celle de l’écrivain britannique  John Ronald Reuel  Tolkien (1892-1973), qui consacra toute son œuvre à l’édification d’une grande épopée fantastique dont le Seigneur des Anneaux ne représente qu’un maillon :les trois années sur lesquelles se déroule l’action de la trilogie, de l’an 3018 du « Troisième Age » à l’an 3021, prennent en effet place au sein d’un cycle immensément long de légendes, auxquelles Tolkien ne cessa d’ajouter des précisions et prolongements. Ainsi le lecteur a-t-il l’étrange impression de lire une extraordinaire saga, dont le seul fondement reste cependant l’imaginaire de l’auteur et ses connaissances de la littérature ancienne. Par sa dimension épique et son déroulement dans l’espace, le Seigneur des Anneaux n’est d’ailleurs pas sans rappeler le souffle de l’Iliade ou des grandes œuvres médiévales, comme celles d’un Chrétien de Troyes ou d’un Jacques de Voraigne.

16:37 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/08/2005

Le messager, de Douglas Niles

Fiche critique littéraire de " Le Messager "de  Douglas Niles
Résumé
Pour avoir séduit une jeune beauté de trop , le pauvre Kerrick s'est attiré les foudres d'un puissant seigneur de Silvanost. D'abord roué de coups , il est traîné devant le roi des elfes qui le condamne à l'exil. Kerrick reclus sur son bateau , est victime d'un sortilège qui le force à toujours dériver.Il est prêt à se suicider quand il rencontre en pleine mer un gnôme aussi amical qu'agaçant.
Note personnelle
C'est le premier tôme de la trilogie fantastique " Le mur de glace ".L'histoire est assez lente et compliquée au début mais après ça devient agréable à lire.
Etoiles
Variété (type de livre)Fantastique
Histoire (la qualité de l'histoire en elle même, les idées)****
Dépaysement (les rêves dans lesquels le livre nous emporte)*****
Héros (ses valeurs, son caractère)***
Intrigue (L'intrigue, le suspense)****
Narration ( la façon de raconter l'histoire)***
Réflexion (les question qui entoure le livre, philo,etc…)***
Style (le type d'ecriture, le vocabulaire) ***
Note globale: 3,5 étoiles

16:13 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/08/2005

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen français

Inspirée des philosophes du XVIIIe et de la Déclaration d’indépendance américaine (Constitution américaine), la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui comporte 17 articles et un préambule, énonce des principes qui sont à la fois particuliers et généraux. Ils s’appliquent en effet à une société bien délimitée dans le temps et l’espace : la bourgeoisie libérale de la France de la fin du  XVIIIe siècle, mais aussi une portée universelle, qui inspirera de nombreux pays et même l’Organisation des Nations Unies. Ses articles les plus importants ont traits aux « droits naturels inaliénables et sacrés, imprescriptibles », que sont la liberté individuelle, la liberté de pensée, la liberté de la presse, la liberté de croyance – avec pour limite la liberté d’autrui,- la propriété, la sécurité, et la résistance à l’oppression. Dans le domaine de l’égalité, la Déclaration traite de la loi, de l’impôt et de l’accession à tous les emplois publics. En ce qui concerne l’organisation politique, elle stipule que la souveraineté incombe à la nation, que c’est la loi qui doit exprimé la volonté générale et que la séparation des pouvoirs doit être effective. Sur le fond, on y retrouve donc les idées des droits naturels émises par les Encyclopédistes, la théorie du « contrat social » chère à Rousseau, la séparation des pouvoirs défendue par Montesquieu et la défense de l’individu contre l’arbitraire, prônée par Voltaire.

 

Ce texte est l’un des documents les plus importants de l’histoire mondiale ; il est aussi un résumé de toute la philosophie politique française du XVIIIe siècle. C’est pourquoi je tenais particulièrement à en parler sur ce site.

18:47 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/08/2005

Roméo et Juliette.

roméo juliette
 

Aujourd’hui, c’est l’histoire la plus célèbre du monde que je vous présente. Il s’agit de Roméo et Juliette de William Shakespeare.

Maitre Shakespeare, le génie de la poésie, le virtuose de l’amour.  Tout le monde connaît l’histoire des amants de Vérone mais quel plaisir à la lecture. Les mots, les sons, les vers s’alignent dans une symphonie magique.

Tout commence dans la charmante ville de Vérone. Deux des plus grandes familles, les Capulet et les Montaigu s’y vouent une haine sanglante depuis des années.

Pas une journée n’échappe à une bagarre entre les deux clans qui bien souvent entraine derrière elle ravage et destruction.

Issus de la dernière génération des Montaigu, Roméo se remet difficilement d’une mésaventure amoureuse. Il croit avoir perdu l’amour de sa vie, il croit qu’il ne s’en remettra jamais mais c’était sans compter sur une rencontre fortuite avec la jeune Juliette.

Un bal où ils sont tous deux invités, le coup de foudre pour les jeunes gens que tout sépare.

Le destin est cruel. Ils savent qu’ils sont dans une voie sans issue. Leurs familles, leurs amis sont là pour le leur rappeler. Ils sont censés se haïr, se détester, l’inverse est impensable.

Pourtant, ce soir-là, quand le calme retombe, bravant le danger, Roméo s’introduit jusqu’au balcon de Juliette. Ils s’aiment, ils le savent. L’aube les séparera mais ce n’est que partie remise. Dans la journée, il projette de se faire marier en secret par un ami, le frère Laurent.

Le plan réussit mais sitôt le mariage prononcé, une rixe éclate dans une taverne opposant un Thybalt acharné, cousin de Juliette à un Roméo qui tente d’éviter d’en venir aux mains. Pour protéger son ami, Mercutio s’interpose, il est frappé par la lame destinée à Roméo et meurt en maudissant les familles et leur haine. Pris d’un coup de sang, Roméo tue à son tour Mercutio. Le prince de Vérone avait prévenu, désormais le jeune homme est banni de la ville. Les deux amants se retrouvent alors séparés tandis que les Capulet envisagent de marier Juliette pour la consoler de la perte de son cousin.

L’étau se resserre autour des jeunes gens. Pour fuir leur destin, Juliette met au point un plan avec le frère Laurent. Une potion la fera passer pour morte. Pendant plusieurs heures, elle restera pâle et sans vie, semblable à un cadavre tandis que le moine courra prévenir Roméo pour qu’il emmène sa bien aimée. Le message ne parviendra malheureusement pas. Roméo se suicide en s’empoisonnant dans la crypte où Juliette est enterrée. A son réveil, elle découvre le corps de son amant et se poignarde.

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le résumé complet de la pièce. Je m’en excuse sincèrement. Mais il est tellement difficile de ne pas se laisser entraîner par l’histoire cruelle qui frappa les deux amants de Vérone. Leur amour et leur peine, dit-on, réussit enfin à effacer la haine des Capulet et des Montaigu. Toujours est-il qu’il s’agit d’une des plus grandes œuvres de la littérature mondiale qui domine par sa poésie, sa tendresse et sa cruauté.

Un classique à ne pas laisser sombrer au fond d’une bibliothèque et qu’il faut à tout pris détaché du film américain où paraissait le célèbre Di Caprio.

J’espère vous avoir convaincu, bonne lecture !  

26/08/2005

Le meilleur des mondes...

« Communauté, identité, stabilité »

 

 

A la suite d’un conflit planétaire, les hommes ont aboli les nations et construit une administration mondiale chargée d’assurer le bonheur universel. Les notions de divinité, d’art et de tradition ont disparu. Les sentiments doivent être absolument maîtrisés, sous peine d’exclusion. La famille, jadis unité sociale de base, est devenue un repoussoir obscène, et les mots même de père et mère ont été abolis. La reproduction est assurée au moyen de procédés chimiques qui permettent d’obtenir des séries d’êtres humains identiques. Pourtant, dans cet univers stable où le bonheur est obligatoire, quelques « anormaux » éprouvent des émotions. L’un d’eux, Bernard Marx, ramène d’un voyage au Nouveau-Mexique un sauvage, qui terrifie les hommes civilisés : il croit en Dieu, lit Shakespeare et aime sa mère. Lenina Crowne, jeune fille au demeurant conformiste s’éprend de lui, mais ne parvient pas à transgresser les règles d’une société bien trop forte pour admettre l’individualité. Le roman se termine donc sans espoir : Marx est exilé sur une île déserte et le sauvage harcelé, se suicide.

 

J’ai trouvé que ce livre était un excellent ouvrage de sciences fiction. La description de cet avenir  semble tellement réaliste. Un classique à lire malgré si le texte en lui même est un peu compliqué.

 

Vous l’avez lu ? Vous en pensez quoi ?

12:35 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14/08/2005

Philosophie des livres

"Fonder la vérité sur un livre, c'est comme si on la fondait sur un tableau ou sur une statue qui ne peut intéresser qu'un pays, et que le temps altère chaque jours. Tout livre est l'art d'un homme, mais la nature est l'art de Dieu"
 
Bernardin de Saint Pierre, La chaumière indienne
 
J'aurais pu placer ce texte dans la partie citation mes je pense qu'il est bien plus approprié aux critiques littéraires car nul ne détiens la vérité absolue pas même un livre.

11:47 Écrit par ecrivain89 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2005

Et si c'était vrai...

Parlons d’un petit jeune qui débute… Non, je plaisante puisque nous laisserons aujourd’hui la place à Marc Lévi et à son livre « Et si c’était vrai… »Adapté en film, il y a un an ou deux de cela, cette histoire avait emporté son auteur sur les bancs de la notoriété en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.Est-ce mérité ? La question n’a qu’une réponse : bien sûr.Dans ce roman, Lévi nous plonge dans la vie d’Arthur, un jeune architecte qui vient d’emménager dans un appartement donnant sur la baie de San Francisco.Tout se passe bien pour lui, jusqu’au jour où, en ouvrant les portes de sa penderie, il tombe né à né avec une jeune femme.Elle prétend s’appeler Lauren, elle serait médecin au Mémorial Hospital mais surtout, elle pense être la propriétaire de l’appartement.Tout est exact, à ceci près que Lauren a eu un accident de voiture plusieurs semaines plus tôt et qu’elle est aujourd’hui couchée sur un lit d’hôpital, profondément endormie par un comas dont elle semble incapable de se réveiller.La fille de la penderie ment-elle où est-elle vraiment une ce qu’elle prétend être ? Et puis pourquoi Arthur est-il le seul qui puisse la voir ?

« Et si c’était vrai… » porte magnifiquement sont nom, ce mélange entre le vrai et le faux, le possible et l’incroyable qui vous plonge dans un songe de plus en plus profond est tout simplement magique. Construit en rythme, il ne souffre aucun temps mort dans la narration déservi par une plume qui défend la simplicité, un peu trop peut-être mais le résultat est là, simplement remarquable.

Livre fantastique, livre à suspense, livre d’amour, il reste à ce jour une des meilleures œuvres de Marc Lévi dont le succès ne semble pas se démentir.

De Marc Lévi, on peut aussi citer:

Mes Amis, mes amours,...

Vous revoir (la suite de Et si c'était vrai)

Sept jour pour une éternité.

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