14/01/2008

Nos amis les humains

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Qui ne connaît pas cet auteur français, esprit de génie, démangé de la plume ?

Sincèrement, j’ose espérer que la réponse est « personne » car avec cinq millions de livres vendus en France et dix millions dans le reste du Monde, il figure parmi les brillantes étoiles de notre littérature contemporaine.

Sa plume est axée sur la simplicité raffinée. Pas de formules toutes faites à chaque page, pas d’alambiques dans la rédaction avec son système de rédaction brute, simple et sans emphase.

A travers cette courte nouvelle qui fut adaptée au théâtre Bastille de Paris, Bernard Werber reste dans sa tranche préférée : le roman d’aventure axé sur la philosophie et ou plutôt la réflexion vis-à-vis du monde.

Dans cette histoire, il est question de la rencontre entre deux caractères opposés.

D’une part, il y a cet homme, scientifique endurci emportant comme bagage tous les stéréotypes de la fonction et d’une société matérialiste, pragmatique et rationaliste.

De l’autre côté, voyez venir, cette jeune femme, dresseuse de tigre dans un cirque, idéaliste, mièvre par moment et aussi éloignée que possible d’une vision machiavélique (La fin justifie les moyens).

Rien ne les unis. Tout les sépare. Tout sauf leur position respective puisqu’ils sont tous deux enfermé dans une pièce en verre, isolé du reste du monde.

Quoiqu’il arrive, ils vont devoir vivre ensemble, un quart d’heure, une demie heure, une heure, un jour, une semaine,…, jusqu’à ce qu’on vienne les chercher du moins car, même en cherchant, il n’y a à ce bocal aucune issue sauf peut-être par un plafond trop haut pour être accessible.

Le temps passe, la conversation s’engage entre les deux antagonistes qui opposent leurs idées et leurs visions et qui nous invite à réfléchir dans notre fauteuil douillet.

Les thèmes courent au fil des pages mais la situation des héros ne s’arrangera pas. Au fil des heures, ils recevront des décharges électriques du sol pour s’être battu, prendront leur nourriture et leurs boissons grâce à une mangeoire ou encore verront apparaître une immense roue de hamster…

La situation s’éclaircit, ils sont prisonniers et considérés comme des animaux domestiques équivalant aux rongeurs que nous gardons en cage.

Enfin, c’était avait qu’ils ne découvrent que la Terre avait été détruite par un chaos nucléaire causé par la guerre et les dictatures et bien avant qu’ils n’entament entre eux le procès de l’humanité.

 

Comme toujours, Bernard Werber fait montre de son talent de conteur à travers des histoires à la fois superbes, remplies de personnages dont la vraisemblance reste toujours unique.

Je ne regrette qu’une chose, c’est de ne pas avoir pu voir la pièce de théâtre de mes yeux pour savoir ce que donnait sur scène ce mélange détonnant d’humour, de philosophie et d’aventure.

Je vous laisse en bonne plume !

Bonne lecture.

Lien vers la bande annonce de la pièce.

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