08/08/2008

Les Contes de Canterbury

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Aujourd’hui, je n’irai pas jusqu’à dire que nous allons remonter dans la nuit des temps mais nous n’en serons peut-être pas bien éloigner.

En effet, j’ai décidé de vous faire rencontrer un vieil homme, père fondateur de la littérature et de la poésie anglaise.

Il est une icône outre Manche et malheureusement trop peu connu, ici, en France et en Belgique.

Je pourrais vous énumérer maints et maints superlatifs : génialissime poète, maître conteur,… je n’aurais pas tord mais la liste de ceux-ci serait bien longues pour parler de Geoffroy Chaucer, l’auteur des Contes de Canterbury.

« Fiez-vous au courage des jeunes et à la sagesse des anciens » dit le proverbe.

Il ne dit pas ce quelle attitude adopter par rapport à un auteur qui fêtera bientôt ses six-cent cinquante ans mais je suppose la moindre des choses c’est de lui prêter un peu d’attention et de respect. Avec celui-ci vous en serez bien récompensé.

Ainsi, les Contes de Canterbury sont en sommes un recueil de nouvelles sous forme d’un roman.

Je m’explique. Tout se passe aux environs de 1380, lorsqu’une petite troupe de pèlerins débarquent dans une auberge. Ils sont de tous bords et de tous horizons : nobles, chevaliers, prêtres, nonnes, charpentier, régisseur, vendeur d’indulgence, marchand, huissier… et tous voyagent vers la même destination, Canterbury pour aller y honorer les reliques de Saint Thomas.

Troupe joyeuse attire nouveau compère, c’est l’aubergiste, leur hôte qui les rejoindra après leurs avoir proposé ce marché : Pour se divertir sur une si longue route, chacun d’entre eux devra dire deux contes à l’aller et deux contes au retour. Celui qui s’y sera le mieux pris se fera offrir un repas par tous les autres. Ici commence la « Comédie humaine », le récit des Contes de Canterbury.

 

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Je vous ferai bien le résumé des aventures des valeureux héros du chevalier, du contes moqueur et revanchard que le régisseur réserva pour le meunier et celui que le meunier envoya lui-même à propos des charpentiers et de leur femme. Je mentionnerais volontiers l’esprit pieux du contes de la nonne ou celui carrément salace de la bourgeoise de Bath.

Mais, je ne gâcherai pas votre plaisir, sachez seulement que Chaucer passe à peu près tout en revue puisque ses conteurs étant issus de milieux différents leur récit sera plus ou moins « spirituel ».

De certaines histoires salaces, on peut tout aussi bien passer à des œuvres plus évolués, plus pieuses et plus chastes.

 

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Un vieux livre, un livre moderne, de gros rires et des moments de méditations, du sérieux et de la provocation, Chaucer semble multiplier les contraire pour faire naître finalement le dernier l’instruction et le plaisir. Comme quoi, quelques siècles en plus, ne vous font pas de mal.

Esprit critique, verve incroyable et questionnement sur le pouvoir, l’argent, la fidélité, la religion, la science, la liberté, l’amour et le sexe, ne serait-ce pas toujours d’actualité ?

 

Début du Récit :

« Chacun de vous pour écourter la route
Dira tout en chevauchant deux histoires
D’abord à l’aller vers Cantorbéry
Puis au retour il en dira deux autres,
D’aventures qui se sont passées jadis.
 »

Chaucer prévient avant le conte du Meunier :

« Il m’en coûte de devoir le reproduire
… je dois redire
L’intégralité des contes quels qu’ils soient,
Pour rester véridique sur tous les points.
Si donc l’on n’aime guère entendre ce conte,
Qu’on tourne la page et en choisisse un autre :
On trouvera suffisamment d’histoires,
De toutes tailles, louant la courtoisie,
Ou bien la vertu et la sainteté.
Ne me blâmez pas si vous choisissez mal.
Le Meunier est un rustre, c’est évident,
Le Régisseur aussi, d’autres encore,
Et leurs contes sont donc des histoires paillardes.
À vous d’en juger sans me tenir rigueur
Ni prendre au sérieux ce qui n’est qu’un jeu.
 »

Méllibée, le Conte de Chaucer, pèlerin sur le chemin.

Un homme jeune du nom de Méllibée, riche et puissant, eut de sa femme, appelée Prudence, une fille nommée Sophie. Il arriva qu’un jour il partit se distraire à la campagne. Il avait laissé femme et fille en sa maison, les portes bien closes. Trois de ses vieux ennemis avaient espionné sa sortie. Ils posèrent des échelles et…

 

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Commentaires

sujet interessant je crois que je vais ressortir ce livre de ma bibliothèque .....
Et je reviendrai aussi ici, car les sujets y sont intéressants.
Amicalement

Écrit par : aramis-echotier | 08/08/2008

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