17/10/2007

Hannibal Lecter, le héros diabolique...


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Beaucoup d’entre vous l’auront vu dans les salles. Les films le concernant ont toujours été des réalisations brillantes de qualités. Peu auront lu le livre. Et tous le connaisse. Il est le plus grand héros, antihéros jamais créé. La mal dans son raffinement. Le mal avec « un sens », car Hannibal Lecter, le cannibale ne frappe pas au hasard. On l’aime, on l’admire, on le craint, on le déteste… Il nous repousse en nous fascinant. On veut lui ressembler sans vouloir devenir comme lui. Serait-il le mythe du vingtième siècle ? Celui qui passionne toujours. Celui qui fait surgir en plein jour nos tourments. Celui qui nous fait prendre conscience de nos pires envies, pulsions.L’influence du héros de Thomas Harris dans notre société moderne est un sujet à lui tout seul qui déchire les analystes experts du comportement. De nombreuses thèses ont d’ailleurs été émises à ce sujet par la communauté scientifique. Mais laissons là de côté et concentrons-nous sur le livre.Le docteur anthropophage, je l’ai dit, est une des meilleures réalisations de notre époque. Il surprend à la fois par son charisme, sa finesse d’esprit son intelligence hors normes…Que l’on s’entende, je ne fais en rien sa publicité. Ses actes sont répréhensibles, tout le monde le sait. Néanmoins, sincèrement quand je vous parle du Dr Lecter, souhaitez-vous le voir mourir, en prison, blessé, ou libre de ses mouvements ? Thomas Harris impose toujours des histoires bien ficelées, depuis le Silence des Agneaux jusqu’aux Origines du Mal, c’est un fait simple à établir tant dans les films que dans les livres.L’aspect psychologique prime sur l’action, l’intelligence sur la force, la finesse sur le rustre.Dans ce dernier tome, j’ajouterais, qu’on connaît par avance la fin du livre. Hannibal survivra à l’histoire puisqu’on fait un flash-back dans son adolescence. Cependant, le livre reste absorbant à chaque ligne.Je me souviens l’avoir lu en une journée, des premières lueurs du jour jusqu’à la nuit noir dans mon fauteuil près du feu et n’en avoir décroché que pour manger et boire.Ce qui est fondamentale c’est à la fois de suivre l’évolution du héros. Ou plutôt sa chute ?La question serait intéressante. Quelle vie aurait-il eu s’il n’avait pas sombré dans cette tourmente meurtrière ?Un autre élément clé du livre après le fond, c’est clairement la forme. Il est fluide, accessible à tous (je doute néanmoins qu’il soit sage de le placer dans les mains d’enfants en bas ages…) et d’un vocabulaire qui sans être lourd ou pénible est incroyablement précis.Quelque mots à l’avantage de ce livre qui se résume en : finesse, intelligence, passion, fluidité et regard sur soi-même.