04/11/2008

Docteur Jekyll et Mister Hyde

jekyll hyde

 

Robert Louis Stevenson, L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde.

 

L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, est-il utile de présenter encore cette histoire ?

Dans les grandes lignes, vous la connaissez tous. Le docteur Jekyll est un homme respectable, londonien apprécié et aisé. Docteur et savant, il se livre à une petite expérience de laboratoire version Frankenstein et découvre une drogue capable de séparer l’individu en deux personnages différents. Un bon et un mauvais côté.

Enfin, il faut nuancer, le découvre. Jekyll ne se rend que tard qu’il est aussi Mister Hyde. Quand il se relève au départ de ces opérations qu’il teste sur lui-même il ne se souvient de rien. Il est juste en sueur et complètement épuisé.

Ceci est le début de l’histoire de Jekyll, le début de la lutte entre les deux personnalités de l’être humains. Vous retrouverez cette notion devenue mythe dans la plupart des ouvrages de psychologie, philosophie, etc.

Si c’est là que commence l’histoire de Jekyll, celle du livre commence bien plus tard.

Je vous embrouille ?

En réalité, tout commence avec un tout autre héros le notaire Utterson.

Discutant, se baladant en rue, ce dernier apprend l’existence d’un individu fort étrange qui aurait d’abord, percuté violemment une petite fille dans la rue (c’est très peu gentleman pour l’époque d’écriture) avant de grimper dans l’échelle du crime jusqu’à s’en prendre mortellement à un parlementaire.

Cet homme si inquiétant faisait froid dans le dos, dira-t-on. C’était une espèce de diable, de créature sortie tout droit des puits de l’enfer.

Plus tard, Utterson se verra chargé en tant que notaire du testament de deux hommes. Qui chacun lui ont remis des enveloppes à n’ouvrir qu’après leur mort à tous les deux.

Ce sont deux amis Lanyon et Jekyll.

Peu de temps s’écoule et sitôt les deux amis décèdent dans des circonstances étranges.

Utterson intrigué par leur comportement mène son enquête.

 

Je sais ce que vous allez me dire.

D’abord, c’est de la science fiction d’avant Spielberg et ensuite que c’est lourd à lire.

Je ne vous donne pas tout à faire tord.

Même si ce texte est très court à peine une centaine de pages, le texte date et dans ce cas-ci ça se sent. L’ouvrage peut paraître long.

Par contre, je précise que ce texte n’est pas un livre de plage, un livre fast-food, ça ne veut pas dire qu’il est sans plaisir et sans saveur.

L’Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Stevenson, c’est une base de la littérature de science fiction. J’ai envie de dire, si vous m’y autorisez, de la littérature scientifique et de la littérature tout court.

On fait changer complètement le corps d’un personnage par une potion. On divise son esprit en deux. 

Avec Asimov, Wells et Vernes, ça fait partie des fondations du roman de Science fiction.

C’est aussi une œuvre dont la portée sur les arts est incroyable.

Comptez dix films sans compter ceux ou le personnage passe par là.

Voyez les Chansons et je ne parle pas que de Gainsbourg, une dizaine aussi.

Pensez enfin à la Bande dessinée et aux téléfilms.

J’ai la un bon score.

Pourquoi le lire ? Parce que c’est court, parce que si l’écriture est lourde elle n’en est pas moins très belle. Parce que c’est une référence, une base. Parce qu’au moins vous saurez, vous, de quoi tout le monde parle sans connaître.

Bonne lecture,

Ecrivain 89 - Quentin

 

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20/01/2008

Le Meilleur des Mondes

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Ca vous tente une rencontre avec un des pères de la science fiction ? On parle souvent des inventions et de l’imaginaire de Jules Vernes, d’Herbert George Wells ou de George Orwell, Asimov, on mentionne moins le génie d’un de leur contemporain, Aldous Huxley.

Son centre d’intérêt, c’est essentiellement, outre les technologies futures, l’évolution politique du monde ou plutôt celle de la société et des rapports entre les hommes.

Dans ce livre, nous atterrissons dans une année indéterminée indéniablement futuriste au vu des technologies présentes.

Au sein de ce monde, une guerre mondiale atroce s’est déclarée un peu plus tôt causant ravages, morts, dévastations et manquant d’anéantir la Terre et l’espèce humaine.

Au sortir de ce gouffre, une constatation s’imposait, il fallait absolument éviter que les choses ne puissent se reproduire.

Une seule solution, une société unifiée, hiérarchisée, infaillible.

La technologie aidant, la panacée n’est pas impossible à administrer. Un nouveau pouvoir central se crée chargé d’ordonner un état mondial, plus de pays, plus de nation. Chacun est citoyen à part entière du Monde. Les rivalités entre Etats sont supprimées.

Maintenant, pour entériner définitivement le projet, lui donner un soutien absolu, il faut encore l’accord intemporel du peuple.

Mais comment faire pour que chaque membre d’une immense population accepte à jamais le système et les nouvelles règles ? Comment faire taire les oppositions et en même temps créer une société parfaite ?

La réponse vient par la science mais surtout la biologie et les nouvelles découvertes sur le clonage et l’ADN. On peut formater les êtres humains avant leur naissances, les rendre plus forts, plus faibles, plus intelligents ou moins, en faire à l’avance des cadres ou des ouvriers…

On peut même aller plus loin et les éduquer pendant leur enfance pour les laver de leurs sentiments, de leur libre arbitre et de leurs pulsions ravageuses.

L’univers humains est devenu peu à peu un monde prédéterminé, contrôlé, uniformisé.

L’histoire raconte la vie de trois hommes. Deux sont issus de cette société préfabriquée mais ont été « mal » formatés, un autre est né dans les colonies de sauvages qui échappent au contrôle de « l’élite ».

Pour chacun d’entre eux, la vie va devenir un enfer. Car non seulement, ils sont forcés de prendre conscience de leur différence mais en plus ils doivent la cacher ou la dominer pour être accepté.

Huxley raconte dans son livre leur calvaire, leur prise de conscience et le déroulement sans pitié de cette lutte qui opposera l’homme libre à l’homme formaté, la différence à l’uniformité.

Peu ou pas conseiller aux trop jeunes pour la complexité du sujet, ce roman fait partie des grands livres de la science fiction.

Comme Asimov pour ses robots (I Robot), il s’interroge sur l’avenir de l’humanité mis entre les mains de la science et surtout comment une bonne intention peut paraître avec le recul la pire infamie.

C’est auteur qu’il faut lire, que l’on soit intéressé par le genre littéraire ou par la philosophie qui accompagne le sujet.

Il n’est pas inutile de préciser que ce roman d’anticipation a été écrit avant la Seconde Guerre Mondiale et que donc, la boucherie exterminatrice qui fut la cause créatrice d’un nouvel ordre mondial a existé même si ce n’est peut-être pas dans la même mesure que celle du livre, qu’une autre guerre peut toujours menacé avec en plus cet épouvantail qu’est l’arme atomique. Mais surtout, il faut se dire qu’avec l’ONU, avec l’Union Européenne, on n’est pas bien loin de la création soit d’un Etat Mondial, soit d’une citoyenneté mondiale basée sur la conscience collective d’appartenance à un territoire plus grand que l’Etat, la Terre.

Alors ? Plutôt actuel l’auteur d’anticipation.

Bonne lecture !

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

Existe aussi : Retour au Meilleur des Mondes